FESTIVAL

ARTHUR PENN

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Le 4ème festival A eu lieu en Janvier 2001. Il a été consacré au metteur en scène AMERICAIN

 

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ARTHUR

PENN

et AUX ETATS-UNIS 

Le Gaucher ( The Left Handed Gun, 1957) a valu d'emblée à Arthur Penn une réputation d'auteur et de directeur d'acteurs exceptionnelle. Le film est une biographie romancée de l'un des plus célèbres héros de l'Ouest américain: Billy the Kid. De plus, le script brillant de Leslie Stevens et l'interprétation de Paul Newman ne furent pas, eux non plus, étrangers au succès de l’œuvre, tant en France qu'aux États-Unis. Son deuxième film: Miracle en Alabama ( The Miracle Worker,1962) semblait confirmer ces dons : interprétation admirable d'Ann Bancroft climat lyrique et romanesque, thème personnel de l'accès à la communication et à la sociabilité. Dans La Poursuite lmpitoyable (1966), Arthur Penn traite divers thèmes qui lui sont chers, dont la calomnie. Mais c'est surtout le travail de mise en scène qui retient l'attention. Bonnie and Clyde (1967), film culte d'Arthur Penn, est emporté par un style qui hausse l'anecdote au sublime. De Little Big Man (1970) à Target (1985) et Froid comme la mort (1986), Penn a mûri la violence qui hante ses films. Cinéaste de la surprise et des pulsions, il explore aussi le temps: l'instant qui anéantit, la durée qui accomplit. Dans Little Big Man, on ne sait ce qu'il faut admirer le plus : de la maîtrise d'une réalisation brillante ou de la richesse d'un scénario tour à tour grinçant et sensible. Georgia (1981 ) reprend un thème central du cinéma américain : l'intégration des immigrés. Enfin, son dernier film lnside (1996), s'inscrit dans la lignée des films, tels Le Gaucher, Bonnie and Clyde, qui traitent d’enfermement, de piège, même quand ils se placent dans les " grands espaces ", mais en allant au-delà. Il se passe en majeur partie dans deux bureaux d'inspecteurs de police et à l'intérieur d'une prison.


Le programme a été le suivant :


Mercredi 17 janvier 2001 - 21 h-

CONFERENCE

"Les Amérindiens Etats-Unis, Canada" Salle Paul Charles Nérac


Mardi 23 janvier 2001 - 19 h-

REPAS AMERICAIN

Au restaurant d'application du Lycée Professionnel de Nérac, repas préparé par des élèves et des enseignants des sections hôtelières.


Mercredi 24 janvier 2001

                                        -14 h 30 :

PARADE EQUESTRE

dans les rues de Nérac sur le thème de l'Ouest américain et du western organisée par le Lycée Agricole et le club hippique

                                                                         -16 h 30 :

CARROUSEL EQUESTRE

au club hippique sur les mêmes thèmes par des lycéens du lycée agricole

                                        -20 h :

Prestation musicale de l’Ecole de Musique de l’Albret : jazz et rock

                                                              -21h- :

"BONNIE AND CLYDE" (1967) 111 mm

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au cinéma le Margot. Présenté par un universitaire de l'ESAV (Ecole Supérieure de l’AudioVisuel de Toulouse), M. Paul Lacoste, qui a animé la discussion sur le film.

Repris de justice, Clyde Barrow rencontre un jour une jeune serveuse de restaurant, Bonnie Parker. Entre eux nait une passion, attisée par les attaques à main armée et les meurtres qu'ils accomplissent au cours d'un périple sanglant. Constamment poursuivis par la police des divers états américains, ils n'hésitent pas à tuer ceux qui menacent leur liberté... Ce film est inspiré d'un fait divers des annales policières américaines des années 30. Grâce à une caméra très souple et à un montage très nerveux, l'écriture cinématographique est remarquable.

Arthur Penn a su trouver pour cette évocation un ton où la fraîcheur ingénue du couple s'illumine brusquement d'éclairs annonciateurs de foudre, et surtout, il est parvenu à rendre visible, sous un charme désuet, la violence d'une époque. Les pique-niques, les flâneries, les randonnées sur la route, les arrêts dans de calmes vergers, la douceur de la nature, les visages à contre-ciel, tout cela témoigne d'un besoin de plaisir que Penn exprime avec limpidité, d'un goût de la joie partagée que l'engrenage des événements ne permet pas de satisfaire. Le merveilleux parti pris du metteur en scène consiste à avoir décidé de bâtir son film sur l'humour. Il prend avec le réalisme une distance que l'accompagnement musical au banjo rend évidente et qui donne au film une allure de ballade.

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Jeudi 25 janvier 2001 -21h :

GEORGIA (Four Friends, 1981)

115 mm

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au cinéma le Margot. Présenté par Sylvaine Marsault et Françoise Tominaga de "Culture et Cinéma" qui ont animé la discussion sur le film.

Thème central du cinéma américain, l'intégration des immigrés à la société américaine est ici traitée par un cinéaste né à Philadelphie. C'est en fait la découverte progressive d'un pays, d'une société qui, lorsque Danilo (le personnage central), les rencontre pour la première fois, à l'âge de 12 ans, ne pourrait lui être désignés par d'autres thermes qu' " América ". A mesure que Danilo s'intègre à cette société, qu'il devient " un américain ", il retrouve paradoxalement ses racines profondes. A travers l'itinéraire de Danilo et celui de ses amis, Arthur Penn fait bien évidemment le portrait d'une société qui perd peu à peu ses illusions sur elle-même. Toutefois, Georgia reste un des films les plus optimistes qu'ait réalisés Arthur Penn


Vendredi 26 janvier 2001 -21h :

LA POURSUITE IMPITOYABLE

(The Chase, 1966) 122 mm

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au cinéma le Margot. Présenté par Sylvaine Marsault de "Culture et Cinéma" qui a animéle débat.

Un prisonnier s'évade du pénitencier, il court dans les hautes herbes, dans les marécages, se laisse enfermer dans un wagon frigorifique, s'en échappe, saute du train en marche. II est faible, il n'ira pas loin. Ce n'est pas un gangster à tête brûlée. II est plutôt gentil et sentimental. Et pourtant, toute la ville est mise en émoi par cette évasion. Pourquoi ? ... Arthur Penn adapte un scénario d'un best-seller de Horton Foote. Nous reconnaissons ici les divers thèmes qui lui sont chers, notamment celui de la calomnie. II juxtapose des scènes qui ne spéculent jamais sur le suspens, ne craignant pas de recourir a des personnages typés, qui fonctionnent comme le chœur d'un théâtre antique. A l'intérieur de cette stylisation du récit, il ménage quelques brèches par où faire éclater le réalisme.


Samedi 27 janvier 2001

                                    -15h :

"LITTLE BIG MAN" (1970)

135 mn

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au cinéma le Margot. Présenté par M. Jean-Marie Tixier, président du cinéma Jean Eustache de Bordeaux, professeur de cinéma et spécialiste du cinéma américain et du western.

Echappé d'un massacre lorsqu'il était encore petit enfant, Jack fut élevé par les Indiens, puis repris par les Blancs désireux de donner à ce " sauvage " une éducation chrétienne de "  vrai civilisé ". Mais il n'a pas tardé à mesurer l'hypocrisie des blancs.

Avec drôlerie et pudeur, en s'inscrivant dans la meilleure tradition picaresque, Penn démystifie le western. Il dynamite quelques tabous et toutes les valeurs destinées à conditionner nos habitudes. Les souvenirs que raconte son personnage, vieillard de 121 ans, lui permettent de composer un savoureux conte moral. Ce n'est pas sans raison que l'on a pu se référer, pour ce qui concerne le ton de la narration, au Candide de Voltaire.

-19h :

REPAS AMERICAIN

-21h :

"INSIDE"

au cinéma le Margot. Présenté par Mme Michèle Pujos, membre de l'association : "les Montreurs d'images", en même temps responsable de l'animation "cinéma" à l'inspection académique du Lot-et-Garonne.

Dernier film d'Arthur Penn, INSIDE marqua le retour d'Arthur Penn vers le cinéma, qu'il avait délaissé pour la télévision et le théâtre Déjà, même lorsqu'ils se plaçaient dans les grands espaces, de nombreux films de Penn traitaient de l'enfermement, de piège. Inside va encore plus loin. C'est un huis clos sud-africain qui se passe en majeur partie dans deux bureaux d'inspecteurs de police et à l'intérieur d'une prison. A cheval sur deux époques. Marty Strydom, jeune Blanc professeur de droit, sympathisant de l'ANC, est enfermé dans un immeuble de Johannesburg, avec d'autres détenus politiques essentiellement noirs, assimilés par le gouvernement de l'apartheid à des terroristes. II est interrogé par le redoutable colonel Kruger, issu d'une famille de petits Blancs effrayés à l'idée de l'émancipation de la majorité noire, qui, de ce fait, en veut tout particulièrement à son prisonnier, fils de grands bourgeois qu'il considère comme un traître ... Huit ans plus tard, Mandela est au pouvoir, l'apartheid est aboli. Le nouveau régime essaie de savoir ce qui s'est passé dans les centres d'interrogatoire de la police secrète. Un enquêteur, noir cette fois, interroge Kruger, maintenant à la retraite, sur le cas de Marty, qui s'est pendu dans sa cellule.

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Et toute la semaine :

- Exposition sur la littérature américaine dans les bibliothèques de l’Albret

- Exposition d'aquarelles représentant des paysage de l'ouest américain dans la salle des Tanneries et au Crédit Agricole de Nérac.

 

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